La rue était pleine, les stands aussi. Personne n’entendait les animations prévues par les enseignes. Le succès de fréquentation n’est pas un succès de lecture.
La nocturne a fait descendre les familles. Les commerçants avaient préparé des offres du soir, écrites à la craie. À 19 h 30, la sono d’ambiance recouvrait les prises de parole et les passants s’arrêtaient pour le spectacle, pas pour les vitrines.
Le marketing local n’est pas seulement « faire venir ». C’est faire lire. Ici, le programme n’indiquait pas de plages calmes. Les stands alimentaires ont absorbé le flux ; les services (pressing, optique, agence) sont restés décor.
Pour la prochaine édition, un créneau sans sono de vingt minutes, annoncé sur le flyer, suffirait à rendre les messages de boutique audibles. Nous l’avons noté dans le compte rendu remis à l’union.